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Nicolas Sarkozy arrête la politique, au revoir Papa...

Publié par Frédéric Blanc sur 9 Mai 2012

Nicolas Sarkozy laisse sa place à François Hollande

Un président arrive, un autre s'en va. Ainsi est faite la vie politique.

D'autres en leur temps appelait François Mitterrand "Tonton", laissez moi apeller Nicolas Sarkozy "Papa" si cela me chante. Et d'ailleurs, ma famille ou certains de mes collègues pourront vous le dire, c'est ainsi que je l'appelle depuis toujours.



Ainsi Papa tu t'en vas, la victoire ne t'a pas souri et pourtant quelle bataille tu as mené. Debout, seul contre les éléments déchainés dans la tempête. Et ils étaient nombreux ces éléments. Nous sommes toujours en pleine tempête et soudain le phare qui illuminait et guidait mon chemin a décidé de tout éteindre dans quelques jours.
A la place de ce phare robuste, puissant, courageux, déterminé, nombre d'entre nous ont décidé de placer une frêle bougie, certes avec une grosse flamme mais je le crains qui se consumera trop vite, certes avec une grosse envie, mais saura t-elle nous aider à garder le bon cap, cette envie, quand tous les éléments vont se déchainer et lui souffler dessus pour la faire s'éteindre ? Aura t-elle la force de résister cette frêle bougie ?
Sincèrement, je l'espère, sans quoi nous rebrousserons chemin pour éviter la tempête et cela voudra dire que tous ces sacrifices, tous ces efforts ces 5 dernières années auront été vains. Papa, s'il te plait, dis moi que ce n'est pas vrai tout cela.
Sérieusement, je peux me réveiller à présent, le cauchemar peut il s'arrêter ? Diantre, on me dit que je ne dors pas, que je suis bien ancré dans la réalité.

Papa ? tu es là ? Pourquoi tu ne réponds pas...

Aujourd'hui, je comprends ce qu'à pu être pour certains d'entre vous l'arrivée de Jacques Chirac et la fin d'une époque. Je comprends d'autant plus votre joie ce soir du 6 mai, ce même soir qui fut pour moi, un double désastre.
Le premier, celui de la victoire qui s'éloigne alors que je la croyais si proche, que je pensais la toucher du doigt. Le second désastre, une heure plus tard, quand Papa me dit à mots couverts pour me préserver du choc trop brutal, que s'en est fini, qu'il est fatigué, que je vais devoir me passer de lui. Je préfère ne pas comprendre, même si j'ai très bien compris. La vie politique française avait déjà vécu cela une fois au soir d'une autre élection qui me remplissait de joie et rendait amer bien d'autres personnes.

Papa, je ne t'en veux pas de m'abandonner, je suis fier d'avoir cru en toi jusqu'au bout et je ne regrette rien, je te remercie pour tout ce que tu as donné pour moi, pour nous, pour eux.

Papa, je te demande une seule chose, il y a quelques années, tu indiquais penser tous les jours en te rasant à la fonction suprême, pourras tu dans quelques mois, quelques années (mais pas plus), une fois que la blessure sera refermée, une fois que l'échec sera digéré, te regarder un matin dans la glace, avec cette flamme dans les yeux, cette même flamme qu'il y a quelques années, et tout en te rasant, te dire "oui, j'en veux encore, je peux encore le faire" ? Ma devise "Papa" dans la vie, c'est "Ne jamais abandonner", j'essaie de transmettre cette valeur à mes filles, dis moi que c'est une belle valeur, une valeur en laquelle tu crois.

Papa, dans quelques jours nous serons des millions orphelins de toi, je me sens parmi eux tous, le plus seul, mais je n'abandonnerai pas, j'y croirai toujours, à chaque instant, à chaque moment, car je le dois aussi à mon pays. Papa, aujourd'hui tu nous laisse orphelins, mais pour ma part dans 6 mois, dans un an, dans cinq ans, je t'accueillerai toujours à bras ouverts.

Merci et à bientôt Papa.

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